Ferme Litjens
Éleveur de Chevaux Canadiens
​Canadian Horse Breeder
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Histoire de la ferme
Au bout du chemin Bradley, collé à la frontière américaine, le Ranch «L» («L» pour Litjens) étale ses vertes prairies où s’ébattent de superbes étalons et des juments allaitant leurs nouveaux-nés : 85 hectares dont 50 pour le foin et 25 pour le pâturage. Il y a de quoi s’émerveiller car ces chevaux sont les fleurons de la race canadienne.
 
 John Litjens était producteur laitier comme son père, immigrant hollandais de la fin des années 40 dont il a racheté l’exploitation en 1967. En 1975, un incendie ravage la ferme. Il faut repartir à zéro. Après quelques essais dans les bovins de boucherie, John et son épouse Colette s’orientent alors vers l’élevage du cheval, et leur ranch devient un haut lieu de la race canadienne connue dans toute l’Amérique du Nord.  Le malheur frappe à nouveau quand John décède subitement en 2001. Colette, avec l’aide de son fils Normand,  sa petite fille Elizabeth et son petit fils Thomas, prend vaillamment la suite des opérations.
 
Élevage et reproduction
 
Les huit étalons du Ranch «L» sont reconnus pour leur lignée rare et leur exceptionnelle qualité. Les accouplements se font par saillie naturelle et les mises bas se font à l’extérieur entre avril et juillet sous un abri aménagé près de la maison, ce qui permet de surveiller les poulinières (parfois 24 h sur 24 durant une semaine!). La famille Litjens devient intarissable lorsqu’il s’agit de ses protégés, et c’est cet amour des chevaux qui leur donne l’énergie de tous les instants nécessaire à la vie du ranch.
 
Il faut dire qu’un élevage de cette taille n’est pas de tout repos. Le nombre de chevaux du Ranch «L» en fait le plus important élevage au Canada pour la race canadienne. L’ouvrage est énorme. Imaginez : les soins quotidiens aux chevaux depuis l’hygiène de l’écurie jusqu’aux soins «infirmiers», l’entraînement, les sorties, l’entretien du matériel d’harnachement, la reproduction des sujets de la ferme et ceux de la clientèle extérieure, la mise bas des poulains, la surveillance constante de la santé de chacun. Il y a aussi la culture du foin qui est pour l’hiver l’essentiel de leur nourriture avec la luzerne, le mil et le trèfle. Il faut assurer au moins une balle de 40 livres de foin par jour par animal. L’été, les chevaux sont le plus possible à l’extérieur et « broutent vert ». Tout cela, c’est la partie domestique des tâches. 
 
Ensuite il y a le volet concours et compétitions qui est le portail du commerce des chevaux. La logique est la suivante : pour vendre, il faut être connu puis reconnu parmi les meilleurs et, pour produire l’excellence, il faut être disponible 24 h sur 24, 7 jours par semaine. Le succès est le résultat direct des efforts.  Comme dit Normand: «On peut en vivre, certes, mais le secret, c’est travail, travail, travail!» Colette tient à nommer et remercier les aides précieuses qu’elle reçoit bénévolement de sa famille, Normand, Elizabeth et Thomas, ainsi que de ses proches pour les travaux et les expositions, entre autres Chantale Courchesne et Raymond Chalifoux.
 
L’avenir à la fois prometteur et difficile. La concurrence est féroce car le marché est étroit. La réputation, donc la publicité, se fait entre autres par les compétitions et les expositions auxquelles participe le Ranch «L».  Depuis plusieurs années, leurs juments remportent récompenses sur récompenses, et les étalons s’approchent du sommet.